07.05.2007
Raphael
Raphaël
Je me heurte à l’absurdité de ce hasard biologique
Où trouver de la tendresse ou du moins un peu de compassion ?
Mon cœur blessé saigne des larmesJe voudrais être dans un monde où il y aura quelqu’un,
Quelqu’un autre que les statues, les sourds et les assassins…
Me réfugier dans l’inexistence…
C’est toi qui avais raison RaphaëlLa mère sans amour enfonce le couteau
Dans la plaie béate de nos erreurs de jeunesse,
Ces paroles maternelles qui devraient nous réconforter
Infectent les blessures que nous inflige la vie
Je voudrais oublier tous ces mots qui nous transpercent l’âme…
Sombrer dans le silence éternel…
C’est toi qui avais raison Raphaël
Oubliez-moi, vous qui me montrez du doigt
Quand il faudrait me tendre la main,
Mon corps demandait des bras chaleureux pour accueillir sa douleur,
Mon regard suppliait un peu de douceur
Envers mon cœur toujours privé d’indulgence…
C’est tout ce que j’espérais de cette vie dont il n’y a plus rien à attendre…
C’est toi qui avais raison Raphaël
Nous sommes des anges déchus Raphaël,
Le ciel indifférent manquera décidément toujours de bleu…
00:35 Publié dans Sphinx est un peu poète | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : poèmes, Raphael, mère, adieu, douleur, poésie





















