07.05.2007

Raphael

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Raphaël

 

Je me heurte à l’absurdité de ce hasard biologique

Où trouver de la tendresse ou du moins un peu de compassion ?

Mon cœur blessé saigne des larmes

Je voudrais être dans un monde où il y aura quelqu’un,

Quelqu’un autre que les statues, les sourds et les assassins…

Me réfugier dans l’inexistence…

C’est toi qui avais raison Raphaël

La mère sans amour enfonce le couteau

Dans la plaie béate de nos erreurs de jeunesse,

Ces paroles maternelles qui devraient nous réconforter

Infectent les blessures que nous inflige la vie

Je voudrais oublier tous ces mots qui nous transpercent l’âme…

Sombrer dans le silence éternel…

C’est toi qui avais raison Raphaël

Oubliez-moi, vous qui me montrez du doigt

Quand il faudrait me tendre la main,

Mon corps demandait des bras chaleureux pour accueillir sa douleur,

Mon regard suppliait un peu de douceur

Envers mon cœur toujours privé d’indulgence…

C’est tout ce que j’espérais de cette vie dont il n’y a plus rien à attendre…

C’est toi qui avais raison Raphaël

 

Nous sommes des anges déchus Raphaël,

Le ciel indifférent manquera décidément toujours de bleu…

18.04.2007

Baiser

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Baiser

La mort unira nos destins dans un rire de douleur.

Donne-moi ton coeur noir et amer,

Tant qu'il en est encore temps confesse-toi...

Offre-moi tes crimes et tes peurs

Laisse-moi soulager tes peines et assouvir tes désirs,

Il n'y a que ça de vrai, oublie l'espoir mensonger

Ressens-tu le tumulte de cette nuit macabre ?

Sephiroth nous attend vers l'horizon rouge...

Ressens-tu aussi cette violence prisonnière dans ton âme?

Fais de ta haine une force pour ouvrir une dernière fois les yeux et...

Regarde la beauté de la pluie de pétales blancs qui se tachent de sang...

Libère tes larmes d'ange impur et embrasse-moi...

La mort unira nos destins dans un baiser tragique

29.03.2007

Anémone

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Anémone

Au nom de l’amour éclate en sanglots et effondre-toi !

Que tes larmes à leur tour remplissent la fontaine des amours déçus

Qui abreuve mon chagrin, sans tarir jamais.

Une autre vengera ma souffrance d’aujourd’hui,

Ma douleur et ma peine, frais de tes jeux.

Devrais-je te haïr pour ta fausse ignorance ?

Ou simplement souffrir de ton indifférence ?

Mon rire mentait mais mon regard t’implorait,

La Lune même se voilait la face avec embarras

Devant ces sentiments que je n’ai pu changer en mots

Tant mes gestes trahissaient cette affection

Que tu as déclinée sans le moindre remord.

Mille couteaux ont percé mon cœur

Quand ta bouche a proclamé ma sentence, mais non…

Je t’aime encore trop pour te souhaiter mes malheurs,

Ce soir je prie avec la force de mes sentiments

Pour qu’Amour t’épargne mes tourments

Une fleur de glace éclose des premières larmes que j’ai versées

Capture mon amour à jamais dans toute sa beauté

Anémone, mon cœur, berce mes rêves abandonnés

Anémone, mon cœur, gèle l’amour qu’il ne se réveille jamais,

L’amour est comme ces couteaux  rouillés !

Mon cœur, ne laisse plus errer tes soupirs impuissants.

Silencieusement je fuis vers les anges sans ailes de la tristesse mais…

Ne te retourne pas vers moi, n’éprouve pas cette pitié caressante

Que je prendrais sitôt pour de l’amour…

Ne te retourne pas, je me souviendrais de la douleur

Garde ta tendresse dont je n’aurai bientôt plus besoin

Pour celle qui a su gagner ton cœur cruel,

Lorsque malgré tout mon anémone givrée finira par faner…

28.02.2007

Mon ange est près de moi...

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Mon ange est près de moi…

Dis-moi que tout ira bien même si je sais que c’est faux

Parce que c’est toi je le croirai

Je vois bien ces larmes dans ton regard mais ton sourire est si beau…

Je ne veux pas partir même si on m’offre le paradis,

Mon ange est déjà là, près de moi

Embrasse-moi que la douceur de ton souffle caresse mon visage

Là, sous cette pluie qui purifiera vainement le monde

Je réalise que ce dont j’avais le plus peur ce n’était pas de trop t’aimer,

Non… je t’aime, sans vraiment réaliser la démesure de mes sentiments,

Je voudrais t’aimer encore et encore…si seulement le destin m’appartenait…

L’éternité n’est plus qu’un soupir qui se dispersera dans le vent

Comme les étoiles éparses qui nous promettaient un bonheur infini

J’ai peur tu sais, je voudrais encore me blottir contre toi

Et entendre ton cœur battre au même rythme que le mien…

Mais tout est si calme, si froid… ce silence…

Dis-moi que tout ira bien même si ce sera le plus beau des mensonges,

Je ne verrai plus ta lumière

Quand je fermerai les yeux …

22.02.2007

Ce n'était qu'un rêve

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Ce n’était qu’un rêve…

 

J’ai abandonné les prières du genre « Je veux être aimée »

Par qui d’autre que toi ?  Mais tu n’es pas là…

Le vide glisse entre mes doigts dans la nuit  abandonnée,

Je n’ai même plus la force d’essuyer  ces larmes qui  inondent ma solitude.

Les illusions derrière mes rêves fleuris ont été brisées.

La  nécessité de te retrouver  enfin  se fond dans un vain soupir.

Ces  sentiments nostalgiques dont je ne peux me débarrasser…

Contre tout l’amour que j’ai pour  toi,  je suis trop faible.

Le vent nocturne rend ma bêtise douloureuse,

Il éveille  l’amertume brûlante de mon erreur  passée…

Le temps coule me laissant derrière lui,

Car je suis toujours celle d’il y a quatre ans.

Les mots que j’aurais dû te dire ont été avalés par le passé.

Nous étions si heureux, avions nous besoin de mots ?

Les mots  se disent et s’envolent avec les secondes.

Mon  silence  te disait déjà « je t’aime »

Pourtant  j’aurais du te le dire quand même.

  es-tu  maintenant ? Si loin…

Dans ce monde trop vaste où nous  nous sommes perdus.

Les  souvenirs, lambeaux  précieux de ce bonheur  déchiré par  la fatalité

Pansent  mon demi-cœur qui saigne toujours,  sans jamais se vider.

Parce  qu’il ne guérira  sans son autre moitié  égarée

Que  l’illusion de  la nuit  me  rend parfois  le temps d’un rêve.

Tu es là,  tu es si  vrai,  notre cœur que j’entend battre…

La caresse du vent,  la douceur  dans ton regard,  ton silence qui me parle…

Je  voudrais être endormie  dans tes bras pour  l’éternité  cependant,

Je sais que  le jour se lève, alors  vite je voudrais te dire « je t’aime »

Avant que le soleil  ne t’emporte  mais il est toujours  trop  tard,

Les lendemains amers se ressemblent sans toi.

Ce  n’était qu’un rêve,

La  même  lune pécheresse pâlit nos deux existences.

Ce n’était qu’un rêve,

Seule la mort  nous  réunira…

 

 

18.02.2007

Ongaku

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Ongaku

 Tu ne parles pas ma langue mais je te comprends,

Tes paroles et tes maux sont universels.

Tu chantes l’amour qui détruit mon cœur,

La tristesse qui règne dans mes pensées.

Je ne comprends pas tes mots mais je les ressens,

Ils libèrent mes sentiments dans l’obscurité nostalgique.

Dans la nuit solitaire nous partageons la même fragilité,

Quand je plonge dans l’onde neurasthénique de ta voix,

« I’m in love » de toi Teru.

Les yeux vers la demi-lune blafarde je t’imagine,

Caressant l’aluminium froid de tes mains virtuoses. 

Je plane dans la fureur déferlante de deux âmes nues

Qui s’unissent dans une hystérie électrique.

La ligne incisive de ton regard noir transperce

Les barrières physiques du métal et des miroirs.

Tes arpèges insolents me montent à la tête, 

« Drive me mad » avec ta guitare Hisashi.

Dans le plasma bleu tu danses effervescent,

A la cadence délurée de ton instrument.

Ange androgyne, démon lunatique,

Ton rire enflammé rythme mes pulsations.

Ton regard enfantin de manga survolté

Embrasse le canon de ton calibre lourd.

L’acide grave de ta basse euphorique

Ruisselle dans nos cœurs synchrones,

« Heavy gauge », injecte-toi en moi Jiro.

 

 

(This poem is a tribute to Glay, one of my favourite japanase rock group ^^)