26.11.2008

Extraits

"En vérité, on aurait du commencer par l'amitié. Si on devait tout reprendre à zéro c'est par là que je commencerais. Parce que je ne conçois plus une relation amoureuse sans amité. Je veux être celle que tu aimes, celle en qui tu as confiance, celle à qui tu parles des choses du coeur, ou avec qui tu discutes de tout et de rien. Je veux rire et pleurer avec toi. Tu es venu, tu t'es vite rassasié de moi sans qu'on ne partage plus que le lit et les baisers, en conséquence il faut bien admettre que tu ne sais rien de moi. Aimer c'est un tout. C'est une histoire de tous les jours. C'est drôle de m'entendre dire ça moi qui n'ai que 20 ans, comme si je prétendais avoir une longue expérience sur le sujet. En fait non, ceci est juste un point parmi d'autres de la conclusion à tirer de notre histoire.

Oui, l'amour c'est une histoire de tous les jours, et ainsi il conçoit aussi des hauts et des bas, des moments de doute. A un moment je dois avouer que j'ai eu ce doute révélateur, celui par lequel on passe quand on sent que quelque chose va évoluer. Je t'ai dit dans un enième email que je t'aimais, sorte de parenthèse pour te le rappeler parce qu'il faut bien avouer qu'aujourd'hui notre conversation se détourne clairement des sujets du coeur, et tu m'as laissé dans le silence pendant une semaine. J'ai cru que tu décidais de m'éviter pour ça, de fuir. Je croyais pourtant ne pas avoir été trop insistante la-dessus, car tu es comme tous les hommes, dès qu'on te mets un peu de pression tu fuis. Oui, j'y ai cru. Et étonnement cette fois je ne me suis pas mise à pleurer de te perdre encore. Je me suis simplement demandée si je t'aimais encore. Si tout bonnement je ne me suis pas accrochée à toi parce que j'avais peur de l'inconnu, de passer à autre chose. En fait non, je n'ai plus peur ni de toi ni des autres. Et à ce stade j'étais prête à te dire qu'on arrête tout, qu'on devient amis, d'une amitié saine sans ambiguité, sans sous-entendu, sans dérapage. Mais avant que j'en arrive là tu es revenu me taquiner comme si de rien n'était, prétendant que c'est moi qui t'ai laissé sans nouvelle. C'est malin, d'une pierre deux coups tu occultes le sujet délicat de nos sentiments incompatibles, et tu prends l'avantage en étant celui qui a cru que l'autre lui faisait la gueule. Petit malin ou vraie coincidence, toi seul le sait. Cela étant c'est toujours le statu quo, et comme tu ne "sais" rien moi aussi je fais comme si je n'avais rien dit, et finalement je ne réclamerai pas la transparence d'une saine amitié. J'ai eu ma phase de doute, mais je choisis de me laisser tenter par le hasard des eaux troubles.

L'amour c'est une histoire de toujours, et de tous les jours. C'est pourquoi si hier je disais que je voulais t'aimer, avec autant de douceur que de passion, avec courage, avec patience, dans le sacrifice, t'aimer jusqu'à l'héroisme s'il faut te donner ma vie pour sauver la tienne un jour... aujourd'hui j'ajouterai que parfois l'amour est sans gloire, sans éclat, discret, mais qu'il n'en est pas moins fort. Tu connais les sentiments que je nourris pour toi, et si aujourd'hui ils se font oublier parce que je t'en parle moins souvent, un jour tu te souviendras que je t'aime.
Aristote Onassis a aimé bien des femmes, il a épousé la femme modèle en Jackie Kennedy, mais à la fin, c'est aurpès de Maria Callas, la seule qui l'ait vraiment aimé et qui en a souffert toute sa vie qu'il est venu s'éteindre. Sur ses mots je ne perds pas espoir de vivre aussi ma grande histoire avec toi, ou un autre. Qui sait ?"

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