« Happy Birthday... to me | Page d'accueil | Quelques blagues triées sur le volet »

28.03.2008

Noel sans bûche, Pâques sans chocolat

    Dimanche 23 Mars 2008, Pâques. Je n'ai pas choisi ce jour pour mourir. Est-ce moi qui était trop faible pour encaisser encore ou bien est-ce le coup qui était trop dur à encaisser, la goutte de trop pour que je coule une fois pour toutes. Vous savez dans Fort-Boyard il y a un moment où le participant affronte le maître du jeu dans une épreuve qui consiste à mettre une pièce de monnaie tour à tour dans un verre jusqu'à ce qu'il coule sous le poids du métal... je verre c'est moi et peut-être que c'était la piècette de trop. Cela dit, j'ai avalé une quinzaine de cachets qui traînaient dans mon armoire à pharmacie... n'ayons pas paur des mots : tentative de suicide (ce n'était pas des petites vitamines).
Pour le temps qui me restait avant de "m'endormir" je suis allée demander pardon à mon meilleur ami avec qui je me dispute souvent ces derniers temps à cause de l'Amour que j'ai pour son frère, je suis allée me repentir pour partir e coeur moins lourd. Et ce con ! (passez-moi l'expression) ce con a alerté toute la France, des vieilles connaissances que j'ai pas vu depuis 2-3ans, les secours, etc...
2h et quelques du matin, je commence à "partir", et puis je suis prise d'une indescriptible envie de vomir. Je cours au WC et je rends tout le contenu de mon estomac d'un trait. Pas le temps de souffler, la police, le SAMU, les pompiers sonnent à la porte et menacent de tout casser si j'ouvre pas, et me voilà à moitié nue (en slip et T-shirt), titubant et sentant le vomi entourée d'une douzaine de gaillards en uniforme... et j'ai plus envie de crever que jamais. Je ne vous parle pas du bordel qui est dans la maison, et du Capitaine pas jouasse qui me fait la leçon. Les flics comme d'hab me demandent mes papiers (quoi ?!! vous allez m'emmener au camp de sans-papiers dans mon état aussi ?!) Ensuite le capitaine fait son rapport à la base et leur dit "c'est bon, rien de grave, juste un petit chagrin d'amour" Je suis limite outrée et sur le coup c'est lui que j'ai envie de buter. Les jeunes qui l'accompagnent au moins ont plus de compassion, mais le vieux évidemment il ne meurt pas d'Amour et il se fout limite de la gueule de ceux qui ont des sentiments purs, sacrificiels et ultimes... (cherchez pas l'explications: je suis Poissons). Ils s'en vont, je veux me pendre, me jeter du balcon...
 
Et puis Al. m'appelle. C'est qui ? Al. c'est un chic type, intelligent, galant, Mr Perfect, le chic type qui m'a pas vu depuis 3 ans et qui par amitié se ramène en pleine nuit et refuse catégoriquement de me laisser comme ça. Il veut qu'on se voit, qu'on parle. Ok mais pas chez moi, emmène moi où tu veux. Une demi heure plus tard je me suis arrangée comme j'ai pu avec du make up sombre pour masquer les cernes et les yeux rougis et outrageusement gonflés par les larmes, et des vêtements noirs comme le fin fond de mon âme. A. m'emmène aux Champs-Elysées, on sirote une Pina Colada, un Daiquiri faise en parlent de sentiments, de douleurs et de la façon de les surmonter, et un de plus qui me dit "oublie-le". Il me parle avec science et je l'écoute sagement, on parle on parle mais je ne ressent aucune émotion. Toujours ce bouclier qui entrave toute intimité entre le reste du monde et moi. Suis-je hypocrite ? ou juste incapable de communiquer... ?
Après on va chez Al, c'est joli. On se fait quelques round de Tekken 5 et il me propose de me prêter sa chambre, et de me réveiller à 11h du matin, il est alors 5h. Entre quatre murs qui me sont étrangers la tristesse refait vite surface, j'arrive pas à dormir et je me retrouver à pleurer toute seule dans le noir. Je me rhabille, puis je cherche le moyen de partir. Comment faire sans clef, je ne peux pas laisser la porte ouverte aux voleurs, je ne peux pas... alors je tourne en rond, frappe timidement à la porte de la chambre où il dort, mais rien n'y fait. Je me vautre dans un fauteuil et je sanglote. Et puis quand 6h sonne je retente ma chance et découvre que la porte se ferme de l'extérieur sans clef. Alors je m'évade. Mais ce n'est pas la fin des galères : c'est le portail d'en bas qui ne s'ouvre pas sans clef. Je cherche une solution et comme je n'ai pas fait l'école de cambriolage spécialité déverrouillage de serrures, j'opte pour l'escalade. Et je ne manque pas de m'embrocher dans les pics décoratifs mais quand même pointus qui surmontent le portail. Ce n'est pas douloureux, non, c'est juste très chiant, je suis coincée, les replis de mon short se sont accrochés ingénieusement dans les pics. Des voitures passent, ralentissent, les conducteurs s'étonnent, ils doivent se dire "une demoiselle qui a fait le mur la veille et qui essaie de rentrer chez ses parents en douce"... Pauvres cons ! Encore heureux que personne n'ait alerté la police, il ne manquerait plus que ça, deux fois le même jour... à force d'exercices de souplesse et après avoir déchiré mon short, (ben au moins c'était pas celui auquel je tenais le plus), je finis par me dégager.
Je rentre chez moi par le premier métro sous le regard de badauds curieux et enchemin il y a un imbécile non-bourré qui trouve le moyen de me draguer, il a pas vu ma tête de zombie celui là ?
 
Je m'éffondre, j'ai plus la force de penser, de pleurer, je ferme les yeux pour un sommeil comateux... Merci Totti, merci la police, merci les pompiers, merci Al. merci Jess...
 
Noel sans bûche, Pâques sans chocolat.

Ecrire un commentaire